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Robotique, mécatronique, M2M et Internet des Objets : le meilleur des mondes ? - Éléphant Conseil
Éléphant Conseil - Traçabilité et Protection contre la Contrefaçon

25 mars 2013,

Robotique, mécatronique, M2M et Internet des Objets : le meilleur des mondes ?

Les projections futuristes de la science-fiction ne sont plus à si long terme que cela. L’évolution technologique des capteurs, senseurs et actuateurs, leur miniaturisation et leur consommation énergétique de plus en plus réduite ouvrent complètement le champ des possibles.
Les applications industrielles, sociétales ou personnelles sont sans limites : contrôle de production, gestion de l’environnement, nouveaux services de santé, bien-être personnel, voiture intelligente, domicile intelligent… Et les besoins semblent être là.
Un marché de plusieurs dizaines de milliards USD à l’horizon 2017 ! Par ces temps de crise, de telles perspectives font rêver.
Aujourd’hui, ce sont les applications industrielles qui tirent le marché. L’intérêt économique d’une meilleure efficacité des process, d’un meilleur contrôle des risques, d’une réduction des coûts est facile à évaluer et le calcul de ROI conduit à des arguments tangibles.
Les applications santé de type télé-médecine, e-santé, gestion de la dépendance (aging) ont un intérêt sociétal évident. La réalité économique risque cependant d’en lisser le développement car leur financement fait directement et indirectement appel à des fonds publics.
Quant aux applications de confort personnel ou domestique, les barrières sont encore nombreuses. Barrière technique pour installer et connecter un grand nombre d’objets. Barrière économique pour le coût d’investissement et le coût des services. Barrière pour accepter une certaine transparence sur des informations à caractère privé.
Quand on regarde de plus près et sous un angle technique, on constate que les protocoles de communication entre les éléments de ces réseaux sont multiples. Le monde industriel et le monde domestique ont leurs propres attentes, leurs propres contraintes techniques et économiques. Les architectures sont donc naturellement différentes mais encore loin d’une stabilité en termes de standardisation. Egalement la répartition et la gestion de l’intelligence des réseaux sera considérée différemment selon les applications.
Deux points sont très rarement abordés : la sécurité des réseaux et le volet juridique. Ces deux aspects se rejoignent autour du mot "responsabilité". Qui est responsable du comportement des objets intelligents et des décisions individuelles ou collectives qu’ils peuvent être amenés à exécuter ? Qui est responsable des données qui transitent, qui sont traitées et/ou stockées dans le "cloud" ? Qui est responsable de la résistance des objets intelligents au hacking ? Quel aspect du droit régit l’internet des objets ?
Aujourd’hui encore, l’homme semble avoir le contrôle sur les objets. Pour combien de temps ?